Constatant de profondes distorsions, entre les régions (7 mois pour obtenir un logement social à Châlons, 8 ans en agglomération parisienne), de la relation entre l’offre et la demande de logement, B. Apparu remonte aux sources de ces disparités : l’évolution de la démographie et les flux migratoires. Il appelle à une plus grande territorialité de la gestion et à la conduite intelligente du partenariat social, en agissant sur trois leviers : les avantages fiscaux, les programmes de logements sociaux, et les aides d’accession à la propriété.
La forte croissance, en 15 ans, des prix de l’immobilier éloigne de nombreux candidats propriétaires des critères de solvabilité. L’efficacité des aides de l’Etat est mise en échec. Les enjeux du développement durable offrent une chance de susciter, en 20 ans, un supplément de travaux de 200 milliards d’euros. Pour B. Apparu, l’imagination peut créer de la valeur, à l’instar d’une réhabilitation de logements anciens ayant réduit de 90% la dépense énergétique sans rien coûter aux copropriétaires. La non-valorisation comptable des 4 millions de logements sociaux, en France, est un gisement de valeur pour l’Etat.
Le talent des ingénieurs de demain est attendu pour faire jaillir de la recherche technologique les réponses au triple défi de l’économie, de l’environnement et de la justice sociale.
Notes de synthèse de Michel Harmant (promotion Arts et Métiers Châlons 1961)
Photo : Benoist Apparu
Arts&MétiersMag : C. Boisaubert






