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Jean-Claude Virleux (Li. 169), sculpteur sur bois, expose à Iéna

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18.04.2017

Le Groupe Gadzartistes nous propose régulièrement une exposition de l’un de ses artistes dans le hall de l'Hôtel des Arts et Métiers, avenue d’Iéna. Après Jacques Noury (Li. 146), le « maître de l’aquarelle », dont vous pouvez actuellement admirer les œuvres jusque fin avril, ce sera Jean-Claude Virleux qui viendra exposer ses sculptures à partir de mai.

Début Mai 2017, il est prévu de passer de la peinture à la sculpture, avec Jean-Claude Virleux (Li. 169), dont la spécialité est la sculpture sur bois, et plus particulièrement la « sculpture numérique ». L’exposition de ses œuvres débutera première quinzaine de mai et se prolongera jusqu’en juillet 2017 : (calendrier sur le site : gadzartistes.gadz.org/).

Mais laissons Jean-Claude se présenter lui-même :

« Je suis originaire du Nord de la France, une région autrefois industrielle et agricole. Mes grands-parents maternels ont vécus dans un village fortement industriel du pays minier, où puits de mine et four à chaux côtoyaient minoterie et sucrerie. Mon grand-père maternel était ajusteur dans une usine de construction de locomotives. Mes grands-parents paternels, quant à eux, ont vécu dans un village agricole du Valenciennois où mon grand-père était le menuisier du village et disposait d'un atelier où j'avais hâte de me rendre chaque fois que nous allions les voir. Mes parents, tous deux instituteurs, avaient érigé le travail, professionnel ou domestique, comme valeur forte de notre famille; ils m'ont aidé à faire des études supérieures et m'ont transmis le plaisir à exercer des activités aussi bien intellectuelles que manuelles.

Je suis né en 1951 et après des études d'ingénieur réussies, j'ai travaillé toute ma carrière dans l'Industrie, successivement à la Production puis au Transport de l'Energie. J'y ai exercé de nombreux métiers mais de tous ceux-ci je retiens une forte activité intellectuelle, très prenante, mal équilibrée par une activité manuelle cantonnée pendant longtemps au seul bricolage à la maison.

C'est un peu par hasard, que j'ai été amené par un collègue, il y a une trentaine d'années à prendre des cours de sculpture sur bois qui m'ont révélé ma nature profonde : j'ai autant besoin de concevoir que de réaliser. Mon professeur de sculpture, Jacques, est restaurateur de son métier et prend plaisir à partager sa passion du bois avec ses élèves (voir son site, où il ouvre une page à chacun de ses élèves: http://ateliervictorhugo.fr). Très vite je suis passé des exercices imposés à des travaux plus libres où l'imagination peut s'exercer pour définir l'objet pensé, avant que les mains ne prennent le relais pour faire émerger l'objet créé.

Mes sens sont en éveil sur les formes qui m'entourent, que ce soit celles d'objets domestiques, d'ailes de voiture, de ponts ou d'immeubles : je suis sensible à leurs galbes, à leurs points d'inflexion, à leur continuité de courbure. Mon cerveau s'en imprègne et dans mes domaines de réflexion et de création s'en nourrit pour imaginer les dimensions et formes que pourraient prendre les nombreux projets que j'ai en tête. Plusieurs axes me motivent et m'occupent l'esprit: les trompes-l'oeil, la représentation d'une dynamique, la beauté des courbes et surfaces mathématiques, la source de la vie, la nature, l'évidement des sculptures, les formes épurées, l'hommage à quelques maîtres comme Monet, Escher ou Renonciat, le temps qui coule, etc. 

En préparant ma retraite, j’ai décidé d’étendre mes activités de sculpteur « classique », pour pouvoir créer des œuvres numériques car, entre autre, j’ai toujours été attiré par la beauté des mathématiques et voulais pouvoir restituer celle-ci de façon concrète et artistique. Il y a quelques années je me suis donc doté d'une chaîne numérique complète de création, allant des logiciels de CAO et FAO jusqu'à la machine à commande numérique 5 axes, une sorte de retour aux sources, en souvenir des bons après-midis passés dans les ateliers de l'Ecole !... Le logiciel de CAO que j’ai choisi présente une particularité qui m’a décidé : il utilise les « NURBS », généralisation des équations de Bézier (Pa 27) que notre illustre prédécesseur avait mis en place pour représenter aisément courbes et surfaces gauches nécessaires à la représentation des carrosseries de voiture. Pour les initiés, chaque point d’une courbe peut être vu comme le barycentre de n points de contrôle, et ce mode de représentation permet la continuité de tangence et de courbure aussi bien dans le plan que dans l’espace pour représenter toute surface gauche.

Par ailleurs ce logiciel de CAO autorise la manipulation paramétrique des objets créés à l'écran, c'est à dire laisse libre le choix des dimensions, épaisseurs, points d'inflexion, courbures, ... jusqu'à ce que l'esthétique globale convienne et amène à la décision de réaliser. Bien sûr, la conception doit intégrer les contraintes de réalisation, notamment des excroissances et berceaux permettant de tenir la pièce durant l'usinage... Je suis mon propre "Bureau des Méthodes" ... un peu de professionnalisme donc, tout en restant un artiste amateur !!! Bref, je me définis comme un « sculpteur numérique ». J’ai d’ailleurs rejoint il y a quelques années une association (www.arsmathematica.org) réunissant des sculpteurs numériques de tous horizons et nationalités et pratiquant leur art avec des techniques additives ou soustractives très diverses.


J’expose de façon permanente mes œuvres sur mon site « Sculpter pour Créer » www.jcvirleux.fr.