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Sensivise, une application innovante pour les malvoyants

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235_Tubular_Sensivise
10.04.2012

Développée par Arts et Métiers ParisTech en partenariat avec 3DVIA Virtools, une ergothérapeute et une orthoptiste, l’application Sensivise a été présentée lors du 14e Salon international de la réalité virtuelle de Laval.

Se mettre dans la peau d’un malvoyant grâce à la 3D pour comprendre, vivre l’expérience personnellement et pouvoir ensuite améliorer le quotidien et le confort des personnes malvoyantes, tel est l’objectif de cette application développée par Arts et Métiers ParisTech.
«L’intérêt est de suggérer des adaptations à apporter à l’environnement pour aider les personnes malvoyantes», précise Evelyne Klinger, responsable du projet, chercheur à Arts et Métiers ParisTech et créatrice de l'entité HIT.

Sur un grand écran, c'est un appartement tout flou qui se dévoile au gré des pérégrinations dans les pièces de l’utilisateur de Sensivise, qui simule plusieurs types et niveaux d'intensité de déficience visuelle.
En mode "vision tubulaire" ne reste du salon qu'un petit cercle où l'on distingue les meubles du fond, comme vus à travers un tube. Du coup, l'utilisateur bute sur le fauteuil placé à ses pieds.
En "vision floue", la salle de bains blanche se transforme en lieu angoissant, sans repères, d'où rien ne se détache. Si, en revanche, on appuie sur la touche "contraste" de l'application – qui ajoute des mosaïques colorées sur les murs -, la vision se fait plus claire et on distingue mieux les éléments principaux de la pièce.
L'application montre qu'"avec des choses toutes simples" - changement du mode d'éclairage, ajout de stores ou éléments de décoration - "on peut apporter plus de confort" à la personne
malvoyante, explique Nadège Guilloteau-Suire, l’ergothérapeute qui a participé à ce projet expérimental. "Ce n'est pas parce que ce n'est pas guérissable qu'on ne peut rien faire", souligne-t-elle.
Destinée aux familles des malvoyants, aux collectivités et aux professionnels de la santé, l'application peut aussi intéresser, selon elle, les architectes et surtout les employeurs : "beaucoup trop de gens sont licenciés à cause de leur mauvaise sensibilisation", alors que le handicap visuel n'empêche pas de travailler "si on change les outils de travail".

Communication web : Société des ingénieurs Arts et Métiers
Photo : www.3Dperspectives.com