Attribué depuis vingt ans, ce prix distingue chaque année la qualité de l’expression française des élèves-ingénieurs à l’écrit et à l’oral. La qualité des candidats et le sérieux du suivi par les groupes régionaux et les responsables des campus ont marqué l’édition 2021.

Chaque année en février, les Délégués de la Soce auprès des campus (DSC) prennent plaisir à organiser le Prix Mayoux-Dauriac, destiné à récompenser, dans chaque centre Arts et Métiers, Paris compris, un ou une élève de deuxième année pour sa maîtrise de la langue française. Dans cette mission, ils bénéficient de l’aide du groupe régional voisin et du soutien de la direction et du personnel de l’établissement.

Comme chaque année, les opérations ont été lancées dans les huit campus et elles ont rencontré un succès certain. Ainsi à Aix-en-Provence, il y avait neuf candidats, un record ! Le jury a dû procéder à une première phase de sélection sur dossier avant d’auditionner finalement cinq prétendants, puis de retenir deux lauréats ex-aequo pour leurs "écrits d’une rare finesse et leurs interventions captivantes", indique le procès-verbal des délibérations. De même, Angers et Châlons-en-Champagne n’ont pas réussi à départager les finalistes et se sont résolus à décerner deux prix Mayoux-Dauriac. Les gagnants ont dû se partager les 1.000 euros de la victoire… sauf à Angers où l’un des deux a bénéficié d’un prix spécial attribué par le groupe d’Anjou.

Diplômé des Arts et Métiers (Cl.120) et de Sup-Aéro en 1924, Maurice Mayoux (1903-1997) a fait carrière dans l’aviation puis la construction navale. Avec son épouse née Dauriac, ils ont légué leurs biens à la Société des ingénieurs Arts et Métiers avec mission de créer deux prix Mayoux-Dauriac. L’un est attribué par l’Institut supérieur de l’aéronautique à des projets d’études, l’autre à des élèves-ingénieurs Arts et Métiers choisis pour leur connaissance de la langue française et l’usage qu’ils en font.

Les Délégués de la Soce auprès des campus (DSC) organisent chaque année la promotion du prix auprès des élèves de deuxième année. Le jury est généralement présidé par le directeur du campus. Outre le DSC, il comprend des représentants des élèves et du personnel, ainsi que le
délégué régional de la Soce. Les candidats reçoivent un cahier des charges exigeant et doivent aussi défendre leur dossier à l’oral. Ce qui leur permet de démontrer "leur attachement à la langue française et la place qu’elle occupe dans leur vie personnelle", conformément aux vœux des initiateurs de cette compétition bien ancrée dans nos campus.

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