
Club Culturel des Arts et Métiers – CAILLEBOTTE au Musée d’Orsay

PARIS, 3 décembre 2024, 11h15.
Rendez-vous devant le Musée d’Orsay, au pied de la statue de l’éléphant. Le Mammouth (Ch78) et Madame sortent de la station Solferino, la plus proche du but. La petite bruine fait hâter le pas pour ne pas être en retard. Nous sommes sur la bonne voie, comme en témoigne la file d’attente de plusieurs dizaines de mètres qui crée un lien mouvant entre le musée de la Légion d’Honneur et le Musée d’ORSAY. C’est prometteur. La bestiole fend la foule. Au loin, deux silhouettes bien connues de la Promo 78 sont au point de rendez-vous. YOUHOU ! SKIPPY (An78) !!! et CZAR (Ch78) !!! D’autres Archis et leurs épouses sont également au rendez-vous. Il manque quand même deux Ch70, coincés dans le RER A. Florence et Agnès, smartphone à l’oreille, coordonnent les ajustements de dernière minute : mais où est notre guide ? Perdue elle aussi dans les entrailles du chemin de fer souterrain.
Musée d’ORSAY, 11h45, heure du début de la visite.
Le groupe se propulse devant la porte B. Et là, c’est la surprise, on est directement dans la place. Génial le billet de groupe. Et entre temps, tout s’est arrangé : Danièle KRISER notre conférencière est arrivée et les CHEUCHEU (Ch70), enfin relâchés par la RATP, vont nous rejoindre à l’intérieur du musée.
C’est parti !
Enfin presque, car il faut s’équiper des audio-guides qui vont nous permettre d’écouter les explications de notre guide. Vous m’entendez bien ? 5/5 ! ROGER ! heu non, Danièle !


Nous nous avançons vers l’entrée de l’expo et le rêve débute. La fois précédente, c’était en 1996 au Grand Palais, et la magie est toujours là. Les salles s’enchainent avec des œuvres regroupées par thèmes.
L’exposition a été baptisée « CAILLEBOTTE : peindre les hommes ». Nous n’aurons pas la prétention de faire une présentation telle que l’a faite Danièle, il fallait être là ! Peut-être pouvons-nous cependant évoquer les points qui ont marqué notre esprit ou émerveillé nos yeux :
- Les intérieurs parisiens,
- Les parquets rabotés,

- Les études
- au crayon des attitudes des personnages (jamais présentées à ce jour),
- Le fauteuil rouge qui suit les personnages de pièce en pièce,
- Une rue de Paris par temps de pluie,

- Le quartier de l’Europe et la gare Saint Lazare,
- La propriété d’Yerres,
- Les périssoires,


Gustave CAILLEBOTTE pourrait être qualifié de riche oisif, mais il était doté d’un talent certain, lui qui fut élève à Louis Le Grand puis aux beaux-arts. Il fut un peintre aujourd’hui reconnu et assez prolifique quand on sait qu’il ne vécut que 47 ans. Il fut aussi, grâce à la fortune dont il disposait, un mécène des impressionnistes dont il fit l’acquisition d’œuvres majeures.
Et cela nous conduit à la dernière étape inattendue de notre visite : le legs Caillebotte. A sa mort, il fit don à l’état d’un ensemble de tableaux des maîtres de l’impressionnisme. Et si le légataire se montra dans un premier temps assez frileux, il est à la tête aujourd’hui d’une collection majeure d’œuvres impressionnistes. Et celles-ci étaient en partie exposées au dernier étage du musée. Danièle nous a invité à terminer notre visite par la découverte des œuvres de ses amis qui se nommaient Manet, Monet, Renoir,…


C’est tout étourdis par tant de richesses artistiques que nous quittons le musée.
Pour reprendre pied dans la réalité, nous rejoignons le deuxième point de rendez-vous : « Le Pont Royal » bon petit restau parisien de la rue du Bac où la matinée trouve une heureuse conclusion.
Un grand merci à nos deux organisatrices Agnès et Florence ainsi qu’à notre guide conférencière Danièle dont nous avons pu apprécier les connaissances, la verve et l’esprit critique.
Vivement la prochaine sortie.
Patrick LALLET (Ch178)
Adhérent du Club Culturel des Arts et Métiers
